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13 février 2025

Les sociétés de services au cœur de la transformation énergétique du Congo

Les sociétés de services au cœur de la transformation énergétique du Congo

Le ministre des Hydrocarbures de la République du Congo, Bruno Jean-Richard Itoua, a récemment lancé une campagne d’enregistrement ciblant les entreprises de sous-traitance et de services du secteur pétrolier et gazier. Lancée en janvier 2025, cette initiative vise à améliorer la transparence et à renforcer l’intégration locale au sein de l’industrie.

Les sociétés de services jouent un rôle essentiel dans la conduite d'un changement transformateur en introduisant des solutions innovantes pour répondre aux défis du secteur énergétique du Congo. Alors que le pays cherche à augmenter sa production pétrolière à 500 000 barils par jour dans un avenir proche et à élargir l'accès à une électricité fiable, ces entreprises sont en première ligne pour accélérer la transformation énergétique du pays.

Stimuler la production d’hydrocarbures grâce à l’innovation

Les prestataires de services internationaux ont joué un rôle crucial dans l'avancement des derniers développements pétroliers et gaziers du Congo, en stimulant l'innovation dans la production de gaz naturel et en augmentant la production de pétrole brut. En introduisant une technologie et une expertise de pointe, ces entreprises améliorent l'efficacité opérationnelle et optimisent l'extraction des ressources.

En partenariat avec TotalEnergies, l’entreprise technologique mondiale SLB co-développe des solutions numériques évolutives pour améliorer l’accès aux ressources énergétiques. Ces solutions se concentreront sur des défis tels que la capture, l’utilisation et la séquestration du carbone. Cette collaboration intègre des capacités numériques avancées – notamment l’intelligence artificielle – avec des applications sur la plateforme Delfi de SLB, visant à améliorer la performance et l’efficacité du secteur énergétique du Congo.

Sur le front du gaz, l'entreprise italienne de services énergétiques Saipem a obtenu un contrat auprès d'Eni Congo pour transformer son unité de forage semi-submersible Scarabeo 5 en unité de production flottante (FPU). Cette unité servira d'usine de séparation et de suralimentation, traitant les fluides de production des plates-formes de colonne montante de tête de puits en séparant le gaz des liquides et en améliorant le flux de gaz vers une unité flottante de GNL à proximité. Le projet fait partie de l'initiative Congo LNG d'Eni - la première initiative de liquéfaction de gaz naturel du pays - qui vise à atteindre une capacité de production de GNL de 3 millions de tonnes par an d'ici 2025. L'installation de la FPU est prévue en mer, au nord-ouest du terminal de Djeno, avec une mise en service et un démarrage prévus au quatrième trimestre 2025. 

Combler le déficit d’infrastructures

Le déficit d'infrastructures constitue un défi majeur dans le secteur énergétique du Congo. Il entrave la distribution et l'accès à l'énergie. Les sociétés de services s'attaquent activement à ce problème en réalisant divers projets visant à moderniser et à étendre les infrastructures énergétiques.

Un exemple notable est le contrat attribué à la compagnie d'électricité turque Aksa Enerji pour moderniser la centrale électrique au gaz de Djeno. Le projet consiste à ajouter deux turbines de 25 MW et à réhabiliter celles existantes, ce qui porte la capacité de la centrale à 100 MW. Cette modernisation est essentielle pour répondre à la demande croissante d'énergie et améliorer la fiabilité du réseau au Congo.

Par ailleurs, les partenariats public-privé (PPP) jouent un rôle crucial dans l’accélération du développement des infrastructures énergétiques du Congo. L’engagement du gouvernement en faveur de telles collaborations remonte à 2021 avec la création d’un ministère dédié aux PPP, visant à attirer les investissements étrangers au-delà du secteur des hydrocarbures.

Dans le secteur de l’électricité, le gouvernement congolais a conclu un partenariat avec le consortium sino-congolais Energaz-CGGC pour la construction des barrages hydroélectriques de Morala et de Nyanga, dans le sud du pays. Ces barrages auront une capacité de production totale de 331 MW. L’accord comprend également la réhabilitation du barrage hydroélectrique de Liouesso de 19 MW, ouvrant la voie à l’expansion du développement des énergies renouvelables.

Alors que les principales sociétés de services développent leur présence au Congo, un cycle d’octroi de licences et le dévoilement d’un plan directeur du gaz devraient stimuler les ambitions du pays pour maximiser son plein potentiel énergétique. À ce titre, le premier Forum Congo Energy & Investment (CEIF) 2025 servira de plate-forme clé pour connecter les sociétés de services aux grands projets énergétiques au Congo. Se déroulant à Brazzaville du 24 au 26 mars, le CEIF 2025 stimulera les investissements, améliorera le développement des infrastructures et accélérera la transition énergétique du pays.

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