La République du Congo et le Kazakhstan renforcent leurs liens dans les domaines du pétrole, du gaz et de l'exploitation minière
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Avec une croissance du PIB prévue à 3,4 % par an en 2025-2026, la République du Congo vise à monétiser le gaz naturel et à revitaliser la production de pétrole, avec un objectif de 500 000 barils par jour d'ici à 2025. Le Kazakhstan, partenaire inattendu mais précieux dans cet objectif, offre une expertise dans le développement des hydrocarbures. Le pays, qui dépend fortement des revenus du pétrole et du gaz - qui représentent 35 % de son PIB et 75 % de ses exportations - pourrait jouer un rôle central dans l'augmentation de la production énergétique du Congo et dans l'attraction des investissements. À la suite d'une visite du président congolais Denis Sassou Nguesso à Astana en août dernier, plusieurs accords bilatéraux ont été signés, portant sur le pétrole et le gaz, l'exploitation minière, l'électricité, la finance et la numérisation, marquant une étape importante dans l'avancement des objectifs économiques du Congo et favorisant une coopération nouvelle entre les deux pays.
Collaboration dans le domaine du pétrole et du gaz
Le Kazakhstan, deuxième producteur de pétrole d'Eurasie avec une production journalière de 1,77 million de barils en 2024, a déjà entamé une coopération avec le Congo. En septembre 2024, KazMunayGas et la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), les compagnies pétrolières nationales respectives du Kazakhstan et du Congo, ont tenu leur première réunion de travail, axée sur l'exploration géologique, le développement des champs et les études de faisabilité. Les discussions ont porté sur les réseaux industriels, la qualification des fournisseurs et les stratégies visant à attirer les investissements internationaux dans les projets pétrochimiques.
D'autres opportunités de collaboration entre le Congo et le Kazakhstan se trouvent dans le traitement du gaz et la revitalisation des champs pétroliers matures. Le Kazakhstan investit activement dans l'augmentation de sa capacité de production et de traitement du gaz. À Kashagan, deux usines de traitement du gaz sont en cours de développement, avec des capacités de 1 milliard de m³ et 2,5 milliards de m³ par an, ce qui devrait ajouter 3 millions de tonnes à la production annuelle de pétrole du pays. De même, le champ de Karachaganak s'agrandit avec une usine de traitement du gaz conçue pour traiter 4 milliards de m³ d'ici 2028, assurant ainsi des niveaux de production soutenus. Pour le Congo, où la monétisation du gaz naturel est une priorité de croissance essentielle, les avancées du Kazakhstan constituent un modèle convaincant pour maximiser le potentiel des ressources gazières.
En outre, comme 30 % de sa production pétrolière provient de champs matures, le Kazakhstan a mis en œuvre des mesures, notamment des incitations fiscales liées au réinvestissement dans les technologies de pointe, visant une production supplémentaire de 40 millions de tonnes d'ici à 2045. Cette stratégie s'aligne sur les efforts du Congo pour revitaliser ses actifs matures, puisque plusieurs champs entièrement amortis, dont les licences approchent de l'expiration, redeviendront automatiquement la propriété de la SNPC.
Développement du secteur minier au Congo
Outre les hydrocarbures, le Congo et le Kazakhstan sont prêts à renforcer leur partenariat dans le secteur minier. Le Congo est riche en ressources minérales, notamment 800 millions de tonnes de sel de magnésium, 690 millions de tonnes d'oxyde de fer à Avima, 242,5 millions de tonnes de potasse au Kouilou, ainsi que d'importantes réserves de plomb, de zinc, d'or et de diamants, bien que son industrie minière reste sous-développée. En août 2024, le Congo a produit son premier minerai de fer, le groupe minier Sapro ayant livré 800 tonnes du gisement de Mayoko et visant à atteindre 150 millions de tonnes par an.
Le Kazakhstan, dont les réserves de minerai de fer, estimées à 12,5 milliards de tonnes, sont les huitièmes au monde, peut offrir une expertise précieuse. Le pays est également l'un des principaux producteurs de minéraux tels que l'uranium, le chrome et le zinc. En 2023, le secteur minier du Kazakhstan a généré 18,8 milliards de dollars de recettes d'exportation, ce qui souligne son importance pour l'économie nationale. En partageant ses meilleures pratiques et son expertise technologique, le Kazakhstan peut aider le Congo à développer son industrie minière, à améliorer l'efficacité de sa production et à attirer les investissements internationaux.
En tirant parti de l'expertise du Kazakhstan dans les domaines du pétrole, du gaz et de l'exploitation minière, la République du Congo a la possibilité de faire des progrès substantiels dans son développement économique. Ces domaines de collaboration devraient être explorés plus avant lors du prochain Congo Energy & Investment Forum, qui se tiendra à Brazzaville du 24 au 26 mars 2025, offrant aux deux nations une plateforme pour mettre en avant leur partenariat et attirer de nouveaux investissements internationaux.
Pour plus d'informations sur le Congo Energy & Investment Forum et pour garantir votre participation, visitez le site https://congoenergyinvestment.com/.