Cinq secteurs porteurs de croissance en République du Congo
)
La République du Congo traverse une période de transformation dans de nombreux secteurs de son économie. Marquée par l’introduction de technologies émergentes et l’avancée de projets dans le domaine du pétrole, du gaz et des énergies renouvelables, la République du Congo constitue une référence solide en matière de diversification économique et de développement socioéconomique en Afrique.
Énergie
En décembre dernier, le Congo a lancé des études sur des microcentrales hydroélectriques visant à améliorer l’électrification rurale et à réduire la dépendance aux centrales diesel. Cette initiative met en évidence l’engagement du gouvernement à combler l’écart d’accès à l’énergie entre les zones urbaines et les zones rurales, qui affichent respectivement un taux d’électrification de 49 % et de 12 %.
Parallèlement, la centrale électrique MOPU Tchendo 2 de l'opérateur indépendant Perenco a récemment commencé à produire de l'électricité à partir de trois turbines à gaz nouvellement installées. Avec une puissance combinée de 27 MW, les trois turbines ouvrent la voie à l'indépendance énergétique de plusieurs champs producteurs dans la zone offshore du Congo. Cette indépendance énergétique libère une partie du réseau énergétique du Congo pour une utilisation locale.
Agriculture
Le gouvernement congolais envisage d’augmenter la production d’engrais dans tout le pays pour soutenir les activités agricoles. Avec une série de projets de gaz naturel et d’énergie qui seront mis en service cette année, le Congo souhaite tirer parti des ressources nationales pour soutenir les rendements agricoles.
Lors d’un discours sur l’état de la nation prononcé devant le Parlement en décembre dernier, le président Denis Sassou Nguesso a expliqué que le pays était riche en terres fertiles, en main-d’œuvre jeune et en réserves importantes de gaz naturel. Dans le même temps, le président a également encouragé le gouvernement à donner la priorité aux réformes réglementaires qui encouragent les investissements privés dans le secteur agricole.
Exploitation minière
Le développement de l’industrie minière du Congo – notamment des matériaux industriels et de construction – offre des opportunités inexploitées pour soutenir les projets d’infrastructures et de construction. Selon une étude de référence de 2024 réalisée par le gouvernement congolais en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement, la production du Congo est inférieure à la contribution potentielle du pays au PIB, ce qui met en évidence une opportunité d’investissement stratégique pour les investisseurs internationaux.
Au-delà des ressources minérales de développement, le pays est riche en minerai de fer, en cuivre, en or et en potasse. Les principaux projets de minerai de fer, tels que le projet Mbalam-Nabeba, ont commencé la construction technique en novembre 2024, tandis que le projet Mayoko a livré ses 800 premières tonnes de minerai de fer en août 2024.
Technologie
En novembre dernier, le Congo a obtenu un financement de 36 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement et une subvention supplémentaire de 15 millions d’euros de l’UE pour accélérer la transformation numérique. Ce financement vise à soutenir la mise en œuvre du Plan national de transformation numérique du pays, une initiative stratégique visant à moderniser l’administration publique et à renforcer l’économie numérique.
Parallèlement, l’opérateur de télécommunications MTN Congo a récemment lancé son réseau 5G dans le pays. S’inscrivant dans le cadre de la stratégie Congo Digital 2025, le pays est bien placé pour développer des services numériques destinés aux entreprises opérant dans divers secteurs de l’économie.
Infrastructure
Dans le cadre de sa stratégie de redynamisation du secteur énergétique et de croissance du PIB, le gouvernement congolais a lancé plusieurs grands projets d’infrastructures. En novembre 2024, le gouvernement a approuvé la construction du barrage de Sounda. Le projet, dont la construction devrait débuter en 2025 pour un coût de 2 milliards d’euros, devrait produire entre 600 et 800 MW d’électricité.
Au cours du même mois, le Congo a approuvé un projet de port de marchandises en vrac de 150 millions d’euros pour renforcer les activités industrielles dans la ZES de Pointe-Noire, en mettant l’accent sur le bois, les produits agricoles et les industries de transformation. En outre, le Congo et la République démocratique du Congo ont dévoilé des plans pour un pont ferroviaire reliant Brazzaville et Kinshasa, dont la construction devrait commencer d’ici décembre 2025.