Skip to main content
29 octobre 2026

L'expansion du secteur du GNL au Congo ouvre de nouvelles perspectives dans la distribution de carburants destinés au transport

L'expansion du secteur du GNL au Congo ouvre de nouvelles perspectives dans la distribution de carburants destinés au transport
Le marché émergent du transport de GNL au Congo offre des opportunités d'investissement dans la distribution de carburant, les infrastructures de stockage et la conversion des poids lourds, grâce à un avantage tarifaire estimé à 30 % par rapport au diesel.

La première station-service de GNL du pays, inaugurée à Pointe-Noire en septembre 2026, propose du GNL au prix de 452 CFA par kilogramme, ce qui marque une première étape vers l'extension de la consommation nationale de gaz au-delà de la production d'électricité et des usages industriels.

Cette évolution met en évidence les opportunités de valorisation du gaz en aval qui seront examinées lors du Congo Energy & Investment Forum (CEIF) 2027, qui se tiendra du 1er au 3 juin à Brazzaville. Organisé par Energy Capital & Power en collaboration avec le ministère des Hydrocarbures, ce forum réunira des investisseurs, des opérateurs et des décideurs politiques afin d’étudier les opportunités dans les domaines des infrastructures gazières, des marchés énergétiques nationaux et du développement en aval.

L'avantage tarifaire favorise la rentabilité du transport du GNL

Propriété de la Société Sino-Congolaise d'Investissement (SCI), filiale du groupe chinois Southerpec, cette station de 6 560 mètres carrés est située à proximité du port de Pointe-Noire et a été construite par Weiye Petroleum Service Engineering. La station a ouvert ses portes cinq mois après que la SCI a obtenu sa licence de distribution et de commercialisation de produits pétroliers. Elle peut ravitailler 14 véhicules simultanément, avec un temps de ravitaillement en GNL de quatre minutes maximum, et dispose d'une capacité de stockage de 46 tonnes de GNL, ainsi que de 96 tonnes de diesel et de 28 tonnes d'essence.

« Le Congo est un pays producteur de gaz et notre ambition est de diversifier l’utilisation du gaz et d’accroître la valeur créée sur notre territoire. Le développement du GNL en tant que carburant s’inscrit dans cette stratégie et ouvre de nouvelles perspectives pour le transport lourd », a déclaré le ministre des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga, aux médias locaux.

La consommation intérieure ouvre de nouvelles perspectives d'investissement

Le Congo exporte du GNL depuis 2024 dans le cadre du projet Congo LNG d'Eni, dont la capacité de liquéfaction a atteint trois millions de tonnes par an en 2026. Cependant, l'utilisation du GNL comme carburant pour les transports reste limitée au niveau national. La station de Pointe-Noire ouvre un marché potentiel pour les camions et véhicules utilitaires fonctionnant au GNL, en particulier ceux circulant aux alentours du principal port commercial du pays.

Cette initiative intervient également alors que le Congo s'efforce de renforcer sa chaîne d'approvisionnement nationale en carburant. Les récentes pénuries d'essence et de gazole ont mis en évidence les faiblesses des infrastructures de raffinage et de distribution du pays, soulignant ainsi l'importance de diversifier l'approvisionnement énergétique national.

Brazzaville a connu deux pénuries de carburant majeures en mai et août 2026, toutes deux imputables à des dysfonctionnements de la chaîne d'approvisionnement assurant le transport du gazole et de l'essence depuis la raffinerie du CORAF jusqu'aux stations-service de la capitale. La station-service au GNL marque une avancée vers la diversification de la chaîne de valeur, en offrant des alternatives en matière de carburant au secteur des transports du pays.

Développer la distribution de GNL au-delà de Pointe-Noire

Si cette nouvelle installation ouvre la voie à un premier marché pour les transports fonctionnant au GNL, son potentiel commercial dépendra d'un approvisionnement fiable en gaz, de tarifs compétitifs et d'une demande suffisante de la part des exploitants de flottes.

Une seule station étant actuellement en service, une généralisation de cette technologie nécessiterait la mise en place d’infrastructures supplémentaires le long des principaux axes de transport et dans les pôles industriels. Les entreprises de transport devraient également déterminer si les économies de carburant justifient l’investissement dans des véhicules compatibles avec le GNL.

Pour les investisseurs et les prestataires de services, cette évolution ouvre des perspectives dans les domaines de la distribution, du stockage et des infrastructures de transport du GNL, ainsi que de la conversion des véhicules. Ces perspectives s'inscriront dans le cadre des discussions plus larges sur la valorisation du gaz national et les investissements en aval qui auront lieu lors du CEIF 2027.

Organisé par Energy Capital & Power en collaboration avec le ministère des Hydrocarbures, le CEIF 2027 permettra un dialogue franc et favorisera de nouveaux investissements et accords dans le secteur énergétique du pays. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.congoenergyinvestment.com.

Voir toutes les nouvelles
Chargement