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13 octobre 2026

Le Congo identifie un potentiel d'investissement privé de 1,4 milliard de dollars dans quatre secteurs d'activité

Le Congo identifie un potentiel d'investissement privé de 1,4 milliard de dollars dans quatre secteurs d'activité

La République du Congo pourrait attirer jusqu’à 1,4 milliard de dollars d’investissements privés et créer 22 200 emplois d’ici 2030 dans quatre secteurs prioritaires, selon un diagnostic du secteur privé présenté par la Société financière internationale (SFI) en septembre 2026. Cette évaluation identifie la transformation du bois, la logistique portuaire, la transformation du maïs et l'aquaculture comme des opportunités permettant d'accélérer la diversification économique, à condition que les contraintes liées à l'approvisionnement en électricité, au financement et à l'environnement des affaires soient résolues.

Ces conclusions définissent un programme d'investissement plus large en vue du Forum sur l'énergie et l'investissement au Congo (CEIF) 2027, qui se tiendra du 1er au 3 juin à Brazzaville. Réunissant des représentants des pouvoirs publics, des investisseurs et des acteurs du secteur, ce forum offrira une tribune pour examiner comment les investissements dans l'énergie, les infrastructures et le développement industriel peuvent soutenir les ambitions de diversification du Congo.

Diversifier une économie dépendante du pétrole

Les hydrocarbures restent au cœur de l'économie congolaise, représentant une part importante des exportations et des recettes publiques. Cependant, la dépendance du pays vis-à-vis du pétrole expose la croissance économique et les finances publiques aux fluctuations des cours internationaux du brut, ce qui renforce la nécessité de développer l'investissement privé et l'emploi au-delà du secteur pétrolier.

Le pays continue d’attirer des investissements dans le développement pétrolier et gazier, et l’expansion de l’ensemble du secteur devrait renforcer sa capacité à soutenir la diversification économique. TotalEnergies a annoncé cette année une nouvelle découverte sur le site de Moho G, qui vient s’ajouter aux forages d’intercalage déjà en cours sur l’ensemble du parc offshore. Le programme Congo LNG d’Eni a porté sa capacité de liquéfaction à trois millions de tonnes par an, tandis que des opérateurs indépendants tels que Perenco et Ammat Global Resources se sont concentrés sur la remise en état de champs matures, augmentant ainsi la production de l’ensemble des actifs en exploitation.  

Ces évolutions démontrent l’importance persistante des hydrocarbures dans le paysage de l’investissement au Congo, alors même que le gouvernement s’efforce de mettre en place une économie plus diversifiée. L’analyse de l’IFC fournit un cadre pour cette transition en identifiant les secteurs dans lesquels des réformes ciblées et des investissements dans les infrastructures pourraient favoriser la croissance du secteur privé. Ces recommandations devraient alimenter les discussions avec les acteurs du secteur et servir de base à l’élaboration du prochain Plan national de développement du pays pour la période 2027-2031.

Quatre secteurs offrent un potentiel d'investissement de 1,4 milliard de dollars  

La transformation du bois représente la plus grande opportunité identifiée dans le diagnostic, avec un potentiel d’attirer entre 560 millions et 1,1 milliard de dollars d’investissements privés et de créer entre 5 300 et 11 500 emplois. Un meilleur accès aux matières premières, une réglementation plus claire et une capacité de transformation nationale accrue pourraient soutenir la croissance du secteur, permettant ainsi au Congo de tirer davantage de valeur de ses ressources forestières.

La logistique portuaire constitue une autre priorité. La modernisation du port de Pointe-Noire, les aménagements le long du corridor de transport Pointe-Noire–Brazzaville et la simplification des procédures douanières pourraient attirer entre 70 et 200 millions de dollars d’investissements, tout en créant entre 2 000 et 6 000 emplois. Ces améliorations pourraient renforcer la position du Congo en tant que plaque tournante logistique pour l’Afrique centrale.

Dans le secteur agricole, la transformation du maïs pourrait générer entre 24 et 72 millions de dollars d’investissements et créer entre 400 et 1 100 emplois, grâce à un meilleur accès aux intrants, au renforcement des chaînes d’approvisionnement et à des réformes réglementaires. L’aquaculture vient compléter ces quatre secteurs prioritaires, offrant des opportunités supplémentaires en matière de production alimentaire nationale, de transformation et d’investissements privés.

Les infrastructures énergétiques restent essentielles à l'investissement

L’accès à l’énergie est cité comme le principal obstacle qui sépare ces quatre secteurs de leurs objectifs, ce qui justifie que les producteurs d’hydrocarbures réinvestissent dans la capacité du réseau local plutôt que de considérer l’électricité comme un volet distinct des infrastructures. La SFI a souligné que les discussions en cours concernant la réforme de la compagnie nationale d’électricité du Congo, les investissements dans les infrastructures de transport d’électricité et les nouveaux projets de production d’électricité constituent des étapes importantes pour surmonter ces contraintes. L’accès au financement constitue une autre priorité ; des lignes de crédit et des mécanismes de garantie sont à l’étude afin d’améliorer l’octroi de prêts aux petites et moyennes entreprises.

Ces priorités feront partie des discussions sur l'investissement lors du CEIF 2027, où les acteurs gouvernementaux et industriels examineront comment le développement des secteurs de l'énergie et des infrastructures peut soutenir la croissance du secteur privé. Avec 1,4 milliard de dollars d'investissements potentiels identifiés, les progrès réalisés en matière de fiabilité de l'approvisionnement électrique, de financement et de réforme réglementaire seront essentiels pour traduire les ambitions de diversification du Congo en projets commercialement viables.

Organisé par Energy Capital & Power en collaboration avec le ministère des Hydrocarbures, le CEIF 2027 permettra un dialogue franc et favorisera de nouveaux investissements et accords dans le secteur énergétique du pays. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.congoenergyinvestment.com.

 

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